Bad Buzz : Le Tweet finale

24 décembre 2013 by yanndetod2
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Ennemie N°1 de Twitter

Une blague raciste sur Twitter aide à se faire des ennemis

Twitter, le réseau social de micro bloging, à une sulfureuse réputation de dérapage raciste ou homophobe. Beaucoup de Twittos cherchant à se faire retwitter et avoir plus de followers, postent des messages qui sous le couvert de l’humour, se révèlent plutôt être des insultes envers des communautés.

Twitter est un media social qui fonctionne selon divers principes et possède ses propres codes :

Les hashtags qui permettent d’avoir plus de visibilités sur ses postes et ainsi d’atteindre un maximum de personne.

Les Teams qui regroupent des Twittos par centre d’intérêt

140 Caractères pour se faire remarquer et follower

FF et FFBack sont les maitres mots, il faut suivre et promouvoir les autres Twittos le vendredi

L’anonymat et la personnalisation, les Twittos détestent les têtes d’œuf (nouveaux arrivant) et surtout ils se parent d’une personnalité inventé, souvent amusante, mais complètement improbable, contrairement à Facebook et Google+  qui cherchent à repérer les faux noms ou les comptes ne correspondant pas à votre vrai nom (Google en cas de doute n’hésite pas à vous demander une copie de votre carte d’identité).

Le dernier bad buzz du moment est Justine Sacco, une jeune américaine, Responsable de la communication d’une agence de relations publiques qui gère des enseignes digitales aussi connues que Vimeo ou Match.com, et fille d’un magnat minier sud-africain, elle était pourtant bien placée pour comprendre les enjeux d’un tweet en bad buzz.

« Je pars pour l’Afrique. J’espère que je ne vais pas attraper le sida. Je plaisante, je suis blanche ! »

Justine Sacco

Tout commence par cette blague, ouvertement raciste, postée sur Twitter vendredi 20 décembre, à ses Followers, 500, ce qui semble bien peu, mais c’est sans compter sur l’effrayant pouvoir viral des communautés. Ils se mettent à la traquer en temps réel attendant son atterrissage. Sa vie devient un cauchemar durant les quelques heures du vol. Twitter s’emballe, sa société retire toute mention de son nom sur son site. Buzzfeed est le premier à s’emparer de l’histoire. Le site se met alors à  fouiller l’historique du compte Twitter de Justine Sacco, et trouve 16 anciens Tweets aux connotations très borderline. Des ONG qui luttent contre le SIDA en Afrique saisissent à leur tour la balle au bond comme Aid for Africa. Cette dernière dépose illico l’URL www.justinesacco.com pour la faire pointer sur son propre site en guise de contestation.

À peine débarquée, Justine Sacco se reconnecte aux réseaux et découvre l’ampleur de la catastrophe générée par son tweet. Effrayée par tout ce battage hyper médiatique, elle ferme son compte Twitter. Trop tard !

Sa réputation de communicant est alors totalement carbonisée.